MAYA – INTERVIEW

mayaMaya, de son vrai nom Marie-Yasemin De Kemmeter, est une jeune chanteuse d’origine belgo-turque. La jeune artiste a le pouvoir de nous faire voyager grâce à ses morceaux pop-folk-world chantés à la fois en français et en turque. Nous avons rencontré la jeune artiste pour lui poser quelques questions.

Depuis combien de temps fais-tu de la musique ?

J’ai commencé le violon à 6 ans. Ensuite, j’ai fait un petit peu de djembé et j’ai commencé le piano. Cependant, j’ai arrêté d’en jouer à 10 ans, car je m’en lassais. J’ai commencé à chanter à la place. Je n’arrivais pas à chanter et à faire du piano en même temps. Cela m’énervait, je me suis alors dit que je n’allais que chanter, car c’est ce que je préfère. A 15 ans, j’ai commencé à jouer de la guitare. A ce moment là, je me suis rendu compte à quel point la musique était importante pour moi.

Je me suis demandé ce que j’allais faire comme études. J’ai une autre grande passion qui est l’équitation. A ce moment-là, je ne savais pas trop si je devais travailler dans le monde du cheval ou de la musique. J’ai donc plus penché vers la musique. Après ma rhéto, je suis donc partie en France, à Nancy, à la Music Academy International. C’est là où j’ai rencontré Gaëtan Trésignies, qui est le guitariste. Nous étions 4 ou 5 belges, dont nous deux. Lorsque nous sommes revenus en Belgique, nous avons fait quelques concerts en duo, juste pour le plaisir. Ensuite, j’ai fait une autre école en Belgique, qui est « Music Action », qui se situe à Hamme-Mille. Là-bas, j’ai fait la rencontre de Piwi Leman, qui était l’un des professeurs. Il a vu que j’étais super motivée et que si je ne faisais pas de la musique mon métier, j’allais mourir. [rires] Il m’a donc proposé de me manager et de m’aider dans ma carrière. Le management se fait via « Music Action », qui s’occupent de suivre les artistes qu’ils forment. L’année dernière, j’ai continué à me professionnaliser grâce à « Music Action Pro » (section faisant partie de « Music Action »). Nous avons ensuite commencé à composer. C’est Piwi qui écrit. Ensuite, nous avons enregistré nos compositions chez Diego Straz, grâce à la campagne de crowdfunding « KissKissBankBank » qui a été faite. Diego a ajouté des basses, et nous avons adoré le groove qui s’installait. Il a alors intégré le groupe. Nous avons donc sorti l’E.P le 06 octobre et le clip le 14 septembre dernier.

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Qu’est-ce qui t’as poussé à te lancer dans la musique ?

C’est cliché, mais c’est une boule que j’ai à l’intérieur de moi qui me dit qu’il faut que je chante. En fait, quand je ne chante pas, je ne me sens vraiment pas bien et je déprime. C’est quelque chose de vital pour moi, tout comme ma seconde passion qui est l’équitation.

Pour la petite anecdote, à 15 ans, j’étais hyper fan de Robin des Bois, la comédie musicale avec M. Pokora et Sacha Tran. Ce dernier jouait le fils de « Robin des Bois ». En m’intéressant à son parcours, j’ai découvert la « Music Academy International », car je me suis intéressée de ce qu’il avait fait. Aujourd’hui ce n’est plus mon style musical du tout, mais sur le moment ce spectacle m’a fait rêver, cette comédie musicale m’a transportée. Ce sentiment de « rêver », j’en parle beaucoup ! En effet, j’ai des projets et des rêves que je souhaiterais réaliser. Je me suis dit que je voulais aussi faire rêver les gens en les emmenant dans mon univers.

Tu dis que ce n’est plus ton style musical aujourd’hui. Qu’écoutes-tu en ce moment ?

J’écoute beaucoup de musiques françaises comme Barbara, Adamo et Jacques Brel. J’adore Sam Smith, Adèle et Hozier. Parfois, j’écoute aussi de la musique classique. J’aime beaucoup le rock (The Pretty Reckless et Linkin Park). Il y a aussi les très vieilles musiques, comme celles de Footloose, George Michael, Michael Jackson et Whitney Houston.

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Pourquoi avoir choisi de chanter en français et en turque ? Pourquoi ne pas avoir choisi l’anglais ?

Jusqu’à mes 17 ans je faisais des reprises en anglais. Ensuite, dans l’école de musique en France, ils ne veulent pas qu’on chante tous de la même manière, chacun doit être unique et avoir son propre univers. Durant toute l’année, une amie de la « MAI » m’encourageait à chanter en turc, mais je ne voulais pas car je n’en voyais pas l’intérêt. Ensuite, Bruno Berberes, qui est le directeur de casting d’un grand nombre de spectacles en France, venait tous les mois pour nous guider. Il me disait que je devais trouver mon univers. Un jour, il a vu mon nom complet, qui est Marie-Yasemin, et il m’a demandé son origine. Lorsque je lui ai dit turque, il m’a alors demandé de lui présenter une chanson en turc la prochaine fois. Comme je ne savais pas quoi chanter, j’ai demandé à ma maman de rechercher différentes phrases de chanson turques sur internet. J’ai alors ajouté cette partie sur la chanson « Les pouvoirs de la tentation » de la Grande Sophie. C’est grâce à cette chanson que je me suis rendu compte que j’aimais chanter dans ces deux langues-là.

Quelles sont les sources d’inspiration pour tes textes ?

Ma vie, des histoires vraies sur ce que n’importe quelle fille de 20 ans peut ressentir. Mes chansons ne parlent pas trop d’amour, ce n’est pas mon sujet principal. Ça parle de musiciens et d’histoires diverses. Je ne peux pas faire des textes sur des choses qui ne me correspondent pas. Je co-écris avec Piwi. C’est surtout lui qui met vraiment la plume, mais je lui dis quels sujets je veux aborder, quelles sont les phrases que je veux garder, le titre que je souhaite donner au morceau et les parties que je souhaite chanter en turque. Ensuite, il m’envoie des textes et je modifie certaines choses dedans.

Quelle est ta définition d’une bonne chanson ?

C’est une chanson où les gens peuvent se retrouver dans le texte. Il faut que les paroles soient un minimum poétique et que ça groove ! J’aime bien les harmonies différentes et un peu recherchée. Cependant, des choses très simples peuvent très bien fonctionner aussi.

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Qu’est-ce qui te plaît le plus quand tu es sur scène ?

Égoïstement, ça me permet de me libérer de tout ce que j’ai sur le cœur. Quand je chante, ça me fait du bien et je me libère de certaines choses. Après, je suis bien avec mes musiciens, j’ai vraiment une chance incroyable de les avoir à mes côtés. Je m’amuse beaucoup avec eux. Il y a également le fait de voir le public s’amuser avec moi. L’échange avec le public est primordial. C’est toujours quelque chose qui était tellement loin de moi avant, mais à force de faire des concerts, je me rends compte de ce que c’est. Quand des personnes me disent qu’ils veulent écouter mes chansons et que ça leur fait du bien à eux, ça c’est quelque chose qui est indescriptible.

En tant que spectatrice, quel est le concert qui t’as le plus marqué ?

Récemment, je suis allée voir Roger Hodgson, le chanteur de « Supertramp ». C’était vraiment bien. J’ai également vu Sam Smith il y a 3 ans et c’était incroyable.

Quand j’avais 10 ans, mon papa m’a emmené à un concert de Jean Bosco Safari. C’est un rwandais qui est aujourd’hui âgé de 63 ans. J’avais 10 ans, je ne connaissais encore rien à la musique et pourtant j’ai été bouleversée par ce concert. Les musiciens vivaient vraiment leur musique ! J’ai vraiment vibré avec eux ! A ce moment-là, il a également sorti une chanson qui s’intitule « Wake up and dream ». Cette chanson, je l’écoute depuis 10 ans et durant mes études en France, il y avait beaucoup de moments durs. Je me demandais ce que j’allais faire de ma vie, comme la musique est un milieu difficile, il y a beaucoup de compétition. J’écoutais cette chanson en boucle lorsque j’étais en pleurs dans mon lit, car elle m’aidait. Quand je suis rentrée en Belgique, j’ai envoyé un message à sa maison de disque avec mon numéro de téléphone et il m’a appelé 3 jours plus tard. Je l’ai rencontré plusieurs fois et il m’a dit de lui-même qu’il voulait m’apprendre des choses de la vie. C’est un peu ma voie de la sagesse. C’est vraiment un artiste qui m’inspire.

Selon-toi, quel est l’artiste belge qui fera l’année 2018 ?

Il y a Konoba, qui est un ami. En 2017, on a beaucoup parlé de lui. Il part en mars pendant quelque temps, mais il continuera de parler de tous ses projets sur les réseaux. Nous continuerons donc à en entendre parler, malgré le fait qu’il soit loin ! Il y a un an, j’ai rencontré Halehan et j’aime vraiment ce qu’il fait. Il y a aussi Typh Barrow que j’adore. J’aimerais vraiment qu’on parle plus d’elle.

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