KONOBA – INTERVIEW

Konoba

Konoba a véritablement marqué l’année 2017 avec son album et sa tournée « Smoke and Mirrors ». Artiste emprunt d’une véritable identité musicale, le jeune wavrien séduit grâce à des mélodies aussi électroniques qu’acoustiques. 

Parmi toutes les dates que tu as enchaîné en Belgique, est-ce qu’il y en a une qui t’a marquée en particulier ?

Il y en a plein ! Par exemple, il y a Ronquières. C’était vraiment chouette parce qu’il y avait beaucoup de monde. C’était impressionnant de monter sur scène devant autant de personnes. Il y avait également le Brussels Summer Festival. C’était l’une de ces soirées où nous avions une bonne énergie sur scène et nous nous sommes donnés à fond. Il y a aussi eu l’Ancienne Belgique, parce que c’était la toute première fois qu’on jouait dans une belle salle comme celle-là et en étant en tête d’affiche en plus ! Ça reste donc symboliquement important. Pareil pour le Cirque Royal. Il y a eu tellement de chouettes moments à travers la tournée qu’il est difficile de n’en sortir qu’un.

Tu as également pu voyager un peu partout dans le monde grâce à la musique. Y a-t-il un pays qui t’a marqué plus que les autres ?

Je n’ai pas encore voyagé dans beaucoup de pays, j’en ai visité trois ou quatre… Pour l’instant c’est la Géorgie, parce qu’on a une grosse fanbase là-bas qui a grandi sur internet de manière un peu folle et organique. Avec R.O, nous sommes donc allés jouer un concert là-bas pour voir un peu ce qu’il se passait. On s’est quand même retrouvé à jouer devant 1400 personnes, un public hyper motivé et hyper chaleureux. C’est une très belle expérience que je n’oublierais pas !

Quel est ton meilleur souvenir de backstage ?

De nouveau, c’était le BSF de cette année ! Je pense que j’avais même posté une ou deux vidéos sur Instagram. En gros, on avait l’impression que 3/4 d’heure avant le concert c’était déjà l’after party. Toute l’équipe était là à faire la fête, à chanter, à danser, à jammer dans les loges. Il y avait vraiment cette énergie qui a fait que justement sur scène, on était plein d’énergie positive. C’est vraiment un chouette souvenir de s’amuser autant avant un concert, alors que d’habitude c’est plus le moment où on stresse un peu et où on se prépare.

Quel est le morceau que tu préfères faire en concert ?

Ça change, ça varie, ça dépend du morceau qui me touche le plus à ce moment-là. Souvent, on préfère jouer les nouveaux morceaux. Pour nous, ils sont plus justes et plus vrais. Quand on a écrit un morceau il y a longtemps, souvent on est moins proche de sa signification, de son écriture. Pour l’instant, « Hold Me«  est celui que je préfère jouer et chanter, mais cela change.

Est-ce qu’il t’arrive souvent d’avoir des imprévus lors d’un concert ?

Oui, mais des petits. Je n’ai pas eu trop de soucis pour l’instant : une oreillette qui ne fonctionne pas, un problème technique… et puis, on improvise pas mal aussi. Parfois, on rajoute une petite chanson acoustique ou une petite blague avec le public, mais je n’ai encore jamais eu de gros imprévu catastrophique.
Il y a eu juste une fois où il y a eu une panne de courant.

Raconte-nous ta première scène en tant que chanteur…

Ma première scène… c’était quand ? J’étais dans une école de musique à Wavre et chaque année, ils faisaient un spectacle de fin d’année, un petit truc modeste. Il y a une année où nous étions plusieurs élèves à arriver un peu en fin de parcours et à avoir un certain niveau. Ils voulaient donc profiter d’avoir tous ces élèves qui savaient bien jouer et chanter pour faire un plus bel événement. Ils avaient donc organisé un concert à la ferme du Biéreau à Louvain-La-Neuve. Ils avaient pris « Eté 67 » pour le concert, qui n’existe plus, mais qui à l’époque tournait super bien. Du coup, notre concert des élèves c’était la première partie de ce groupe. C’était une de mes premières vraies scènes. C’était très chouette. Je n’en suis même pas sûr… C’est l’une des toutes première en tout cas.

Dans quel endroit rêverais-tu de te produire ?

Madison Square Garden à New York !

Jazz + Bozza
© Lou West

Avec R.O, comment vous est venu cette idée de faire le tour du monde ?

J’ai toujours plein d’idées un peu bizarres et en tout genre. Parfois, je les garde pour moi et parfois je les partage. Parfois, elles sont bonnes et parfois elles sont mauvaises… Et celle-là, ça faisait quelques mois qu’elle me trottait dans la tête. J’avais cette idée de partir, de voyager et de faire de la musique en voyage ! Je me dis que c’est un peu le moment ou jamais dans ma vie de faire quelque chose d’un peu fou. Et avec R.O, nous sommes partis jouer au Sziget Festival à Budapest. Nous avons passé toute la semaine là-bas et nous avons rencontré plein de gens qui venaient de partout dans le monde. On s’est très bien amusé et très bien entendu. C’est à ce moment-là que je lui ai dit que j’avais cette idée en tête depuis longtemps. Cependant, je me disais « c’est trop fou pour que j’en parle, ça n’arrivera jamais ». Je lui ai donc expliqué cette idée de partir voyager à travers différents pays et de faire de la musique. Il a tout de suite accroché avec l’idée et à ce moment-là on a dit « ok c’est bon on le fait et c’est parti ». A partir ce moment-là, on a mis les choses en marche et les choses se sont très vite faites.

Est-ce qu’avec ce nouveau projet, Konoba est en train de prendre un nouveau tournant ? Est-ce que quand tu reviendras, tu comptes reprendre ton projet en solo ?

Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve… C’est très difficile de savoir ce qu’il va se passer après une année entière et même plus ! Ce sera une année entière à voyager pour ce projet, plus un ou deux ans de tournées après. Fatalement, on commence à toucher un public international assez large. Ce projet-là, il est très international aussi, donc ce qu’on anticipe c’est que, à notre retour de ce voyage, on partira en tournée internationale un peu partout dans le monde pendant au moins deux ans. Donc là, je pense qu’on est parti pour ce projet-là pendant trois ans ; donc dieu sait ce qu’il peut se passer en trois ans et ce que je déciderai de faire… mais je pense quand même qu’à un moment donné, j’aurai envie de refaire ma musique à moi, personnelle, tout seul de mon côté.

Quelle est ta définition d’une bonne chanson ?

Pour moi, une bonne chanson, c’est une chanson dont je ne vois pas le travail qui a été mis dedans, qu’elle ne me fait pas trop réfléchir, qu’elle me prend tout de suite. Pour moi, une bonne chanson, c’est une chanson qui paraît naturelle, où il y a des émotions et qu’on dirait qu’elle est sortie toute seule comme ça du stylo.

Comment qualifierais-tu ta musique ?

C’est difficile de la qualifier, car d’une chanson à l’autre ça change. Donc, si je dois mettre toutes les chansons ensemble et les qualifier, c’est difficile. C’est un mélange de folk, de pop, d’électro, de hip-hop et de pleins de choses que j’aime ! On essaye toujours de mettre des étiquettes et malheureusement avec moi, c’est un peu difficile.

Quel est le titre et le thème de la première chanson que tu as composée ?

Ça remonte à quand je devais avoir 12 ans ! Je ne sais plus… Je me souviens que j’avais fait une chanson pour l’anniversaire de mon papa. Je devais avoir 14 ans et je sais qu’il l’a toujours quelque part sur un CD. Il me l’a fait réécouter il y a deux ou trois ans. C’était une chanson toute mignonne, c’était genre « mon papa à moi ». Je n’ai plus le thème en tête, mais je sais que quand je l’ai réentendue je me suis dit « c’est pas si mal », c’est catchy et c’est encore bien écrit !

Quel est le dernier album que tu as acheté ?

C’était « Currents » de Tame Impala, sorti il y a deux ans. Depuis que je suis sur Spotify, je n’achète plus beaucoup d’albums… Avant, j’en achetait souvent, mais aujourd’hui, plus trop.

Quel est le plus beau concert auquel tu as participé en tant que spectateur ?

J’ai vu James Blake au tout début quand il venait de sortir son premier album. Je l’ai vu à Brighton dans une petite salle où l’on devait être 150-200 grand maximum. C’était hallucinant, c’était un des concerts qui m’a le plus marqué.

Selon-toi, quel est l’artiste belge qui fera l’année 2018 ?

C’est difficile de n’en citer qu’un… Il y a tellement d’artistes qui font de chouettes choses en ce moment ! Je n’aime pas cette question, parce que je dois n’en choisir qu’un seul… La réponse évidente pour l’instant, c’est Angèle. Elle a démarré très fort, parce que son premier single est sorti il y a à peine trois ou quatre mois et tout le monde ne parle que d’elle. Elle cartonne partout en Belgique et en France. Elle va probablement sortir son premier album dans le courant de cette année ou de l’année prochaine, donc ça risque d’être une des artistes qui fera le plus d’actualité musicale en Belgique en 2018 !

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s