GOODBYE MOSCOW – INTERVIEW

Goodbye MoscowGoodbye Moscow, de son vrai nom Benjamin Hutter, ne cesse de séduire grâce à ses mélodies rêveuses et entraînantes. Ce jeune artiste bruxellois nous transporte dans son univers à travers ses morceaux poétiques et en français dans le texte. 

En mars 2017, vous avez sorti votre EP intitulé “Souvenirs Futurs”. Pouvez-vous nous en parler ? Quels sont les thèmes abordés dans celui-ci ? Quelles sont vos principales sources d’inspiration pour vos textes ?

C’est un disque plein de nostalgie positive, une émotion qui guide tout mon projet Goodbye Moscow.

La chanson « Reste avec moi », c’est ce moment à l’aéroport, à la gare, en descendant de la voiture, quand tu ne veux pas laisser une personne que tu apprécies même pour quelques jours. Tu sais que tu vas la revoir, mais tu tentes quand même un « reste avec moi » un peu pathétique. Cette chanson, je l’ai composée, écrite et enregistrée en une après-midi, dans mon salon. Du coup elle a quelques défauts, mais ce n’est pas grave, je l’aime bien.

« Si l’été », c’est l’envie que l’été dure encore un peu. C’est l’un des premiers morceaux de Goodbye Moscow, 100% pop, une chanson d’amour aussi. Là encore, il y a un peu de bricolage : les maracas qu’on entend, c’est du sarrasin dans un rouleau de papier toilette, par exemple. 🙂

« Souvenirs Futurs » est un peu plus abstraite : elle tourne autour de l’image de s’envoler au-dessus des nuages, pour un instant, en suspension, et voir les souvenirs et l’avenir défiler devant ses yeux. Une nostalgie, un vertige, liés à l’infinité de l’espace-temps.

« Comme Gagarine » c’est le rêve de gosse, l’envie de voyager au milieu des étoiles, d’être un pionnier comme Iouri Gagarine, le premier homme à être allé dans l’espace. C’est sa voix depuis la fusée qu’on entend au début et au milieu de la chanson.

Enfin, « Célébrons » est un hymne à la vie, au fait de vivre et de ne pas laisser passer sa jeunesse. Il y a une certaine urgence, et là encore un peu de nostalgie.

Toutes ces chansons ont été composées et enregistrées dans mon salon, avec ce que j’avais sous la main. C’est une amie de Moscou qui a fait la pochette sur laquelle on me voit dans une combinaison de cosmonaute, regardant Moscou au loin.

Depuis combien de temps faites-vous de la musique ? Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans la musique ?

Mon père m’emmenait à plein de concerts mais surtout, en 1998, j’ai vu les Rolling Stones au Stade de France. Voir un gars faire un solo de guitare devant 60 000 personnes ça change une vie. Je porte toujours une bague tête de mort en lien avec Keith Richards, d’ailleurs. C’est là, le point de départ.

Racontez-nous votre première scène en tant que chanteur…

C’était à une fête de l’école, j’avais 8 ans et j’ai chanté « Les Cactus » de Jacques Dutronc. Je n’ai aucune idée de ce que ça donnait dans le public, mais moi je me sentais comme une rock star, je m’en souviens très clairement.

Comment qualifierez-vous votre musique ?

C’est de la pop en français, rêveuse et nostalgique…

Quels sont vos futurs projets musicaux ?

Je viens de commencer à composer mon premier album, pour lequel j’ai envie de prendre le temps de faire les choses de manière très personnelle. J’ai une idée assez nette du voyage que j’ai envie de proposer à ceux qui l’écouteront, mais je ne veux pas me précipiter. J’ai bouclé « Souvenirs Futurs » en trois semaines, j’avais envie de montrer que j’étais là, de commencer à partager mes chansons. Là j’ai envie d’explorer, d’improviser, de recommencer, de retoucher, d’inviter d’autres artistes, pour mettre en musique ce que je garde un peu plus profondément en moi pour l’instant.

Avec quel artiste rêvez-vous de collaborer ? Et pourquoi ?

Dévonté Hynes (Blood Orange) parce que j’adore sa manière de composer, qu’il est très libre musicalement, engagé, excellent producteur, danseur, bref – l’un de mes modèles. Anohni parce que je pleurerai en chantant avec elle, aussi. Mais il y a surtout plein d’artistes dont j’apprécie la sensibilité dans mon entourage !

Selon-vous, quel est l’artiste belge qui fera l’année 2019 ?

Je pense qu’Angèle est bien partie, non ?

Retrouvez Goodbye Moscow en concert au Festival FrancoFaune le 12 octobre prochain !

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