Jeremy Walch – Interview

Jeremy Walch

Ancien membre des groupes Lucy Lucy, Paon et Italian Boyfriend, Jeremy Walch s’est lancé dans un projet solo. Après un voyage de plusieurs mois en Australie, il a récemment sorti son premier album intitulé « Scarlet ».

Pouvez-vous nous parler de votre album « Scarlet » ?

Scarlet a été entièrement composé pendant un trip d’un an en Australie. J’ai écrit une trentaine de morceaux sur la route. Ensuite, on s’est installé 6 mois à Melbourne et j’ai choisi dans le lot une dizaine de chansons que j’ai enregistré dans ma chambre.

J’ai voulu insuffler de la simplicité, du fun et des good vibes dans l’album, à l’image de ce voyage. Je venais de passer quelques années à jouer dans PAON et dans Italian Boyfriend. J’ai voulu faire un mix des deux à ma sauce : les arrangements, le côté instinctif de PAON et la pop simple et naïve d’Italian Boyfriend.

Pourquoi avoir choisi « Scarlet » comme titre pour votre album ?

Scarlet veut dire « écarlate ». Je trouve que c’est assez l’esprit de l’album. Quelque chose de direct, de pop et d’instinctif. Pas de prise de tête, on ne passe pas par 4 chemins. J’ai délaissé le superflu un maximum et ça m’a fait du bien.

Si vous deviez décrire votre album en 3 mots quels seraient-ils ?

Solaire, cool et branleur.

Cet album est également synonyme de collaborations (Nicolas Michaux, Nicolas Quere, Aurelio Mattern, Rémy Lebbos…). Pouvez-vous nous en parler ? Comment ces collaborations sont-elles nées ?

Après avoir passé plusieurs années à côtoyer beaucoup de musiciens différents, je me rends compte de l’importance de bosser avec des potes. Avec un pote, tu n’as pas peur de dire « non ça c’est nul ». On est 100% honnête et c’est ce qui est le plus important en musique.

J’ai adoré travailler avec Nicolas Michaux. Il a été super cool, super détendu et n’a jamais mis aucune pression dans la réalisation de l’album. J’adore l’album qu’il a sorti et je voulais une direction plus claire que dans mes morceaux précédents. Il m’a beaucoup aidé à garder l’essentiel. Notre session d’enregistrement chez lui sur son île au Danemark était mémorable.

Concernant Nicolas Quéré, je l’ai rencontré quand on enregistrait notre album avec PAON. Il est très à l’écoute tout en ayant sa patte propre. Puis, lui aussi est hyper cool ! Jamais de prise de tête, jamais de complication. Tout roule avec lui.

En effet, l’album a été fait grâce à mes deux « Nicos » ! Ce qu’ils ont en commun, c’est qu’ils sont passionnés et font les choses à 100% sans compromis.

Aurelio est mon ami d’enfance, je fais de la musique avec lui depuis plus de 15 ans. Du coup c’était contractuel, je n’avais pas le choix… et puis il avait un Juno chez lui, donc j’en ai profité ! Lui aussi sait exactement quoi faire et comment le faire. Pareil pour Rémy qui a fait un travail parfaitement ciblé et qui correspond au projet !

En bref, toutes ces collaborations ont un mot d’ordre : pas de prise de tête, on fait au mieux pour que ça soit cool ! Et ça a toujours marché jusqu’ici.

Vous avez récemment sorti un clip pour votre titre « Surfing ». Pourquoi avoir choisi ce titre en particulier ?

Simple. L’été arrive et quoi de mieux pour commencer l’été qu’un morceau qui parle de surf, de bonheur et de bonnes ondes ? Avoue qu’il transpire un peu le sable sous les orteils et les vagues qui te caressent !

Selon-vous quel est l’artiste belge qui fera l’année 2019 ?

Je suis super difficile en musique belge. J’ai rarement des coups de cœur, je peux les compter sur les doigts d’une main ! Mais là celui que j’attends le plus c’est le retour des Robbing Millions. Lucien, qui porte le projet, a trouvé le parfait compromis entre faire de la musique pour musiciens et faire de la pop.